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Consiglio di Sicurezza - Dibattito Aperto sulla Cooperazione ONU e le organizzazioni regionali e sub-regionali

Data:

06/12/2018


Consiglio di Sicurezza - Dibattito Aperto sulla Cooperazione ONU e le organizzazioni regionali e sub-regionali

Discorso pronunciato dall’Ambasciatrice Mariangela Zappia, Rappresentante Permanente dell’Italia presso le Nazioni Unite, al Dibattito Aperto in Consiglio di Sicurezza sulla Cooperazione ONU e le organizzazioni regionali e sub-regionali: Il ruolo degli Stati, gli Accordi Regionali e le Nazioni Unite nella Prevenzione e Risoluzione dei Conflitti ---

Mr. le Président,

Permettez-moi tout d’abord de féliciter la présidence ivoirienne du Conseil de Sécurité pour avoir convoqué cette réunion. Je tiens à remercier le Secrétaire-Général, le Président de la Commission de l’Union Africaine et le Président de la Commission de la CEDEAO pour les briefings efficaces que nous avons écoutés L’Italie s’aligne à l’intervention qui sera prononcée par l’Union Européenne.

Mr. le Président,

L’Italie est de l’opinion qu’une architecture de paix efficace et efficiente doit se fonder sur des partenariats entre les Nations Unies, les organisations régionales et sous-régionales, développés comme prévu par le Chapitre VIII de la Carte des Nations Unies.

En premier lieu, cela signifie renforcer davantage le lien entre les Nations Unies et l’Union Africaine à partir du respect mutuel, des valeurs partagées et des avantages comparatifs. Nous saluons les progrès accomplis sous la leadership du Secrétaire-Général Guterres et du Président de la Commission de l’Union Africaine Faki depuis l’adoption du Cadre conjoint ONU-UA en avril 2017 et encourageons le renforcement des relations entre les deux organisations.

En même temps, nous nous félicitons du renforcement de l'Architecture Africaine de Paix et de Sécurité. Nous nous félicitons également des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Fond pour la Paix de l'Union africaine. Il nous semble important de souligner que ce Fond, au-delà des opérations de paix, doit également financer des activités de médiation et de diplomatie préventive.

Le Continent vit aujourd’hui des changements historiques. La réconciliation entre l’Ethiopie et l’Erythrée ainsi que la médiation de l’IGAD qui a permis de parvenir à l’Accord de Paix au Sud Sudan témoignent de la capacité de trouver des solutions africaines au problèmes africains, tout en poursuivant les objectifs de l’Initiative « 2020 : Silencing the Guns ».

Mr. le Président,

l’Italie reste favorable à l'utilisation des contributions obligatoires des Nations Unies pour financer les opérations de paix africaines, à condition qu’elles soient respectueuses des plus hauts standards en matière de qualité des troupes, de formation, d'équipement, de transparence financière, de respect des droits de l'homme et de discipline. Il est de même nécessaire développer un cadre de référence pour le respect du droit international humanitaire et des droits de l'homme.

Dans ce contexte, permettez-moi aussi de rappeler la question de la présence de l’Afrique dans les institutions onusiennes. Il faut remédier à la sous-représentation de l'Afrique au sein du Conseil de Sécurité. L’Italie, en tant que membre du «Unis pour le consensus», souhaite renforcer la coopération avec les pays africains également sur l’importante question de la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies, afin de le rendre plus démocratique, plus représentatif, plus transparent et plus « accountable ».

Les Nations Unies et l’Union européenne coopèrent depuis longtemps dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. L’Italie soutient pleinement le renforcement de ce rapport stratégique, en tenant compte de la complémentarité de leurs actions. De même, la coopération triangulaire ONU-UE-UA, qui s’est montrée déjà très efficace sur le terrain, doit s’approfondir davantage.

Le partenariat avec les Nations Unies a animé aussi bien notre Présidence de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pendant cette année. En actuation de la devise de notre présidence « Dialogue, appropriation, responsabilité », nous avons promu des initiatives ciblées à renforcer la synergie et la complémentarité des actions de l’ONU et de l’OSCE et à favoriser un dialogue et un échange régulier d’informations entre les deux organisations, en contribuant aussi au financement du bureau de liaison ONU à Vienne. Nous nous sommes concentrés sur des secteurs prioritaires pour la Communauté Internationale en tenant compte des connexions entre la dimension sécuritaire eurasiatique et celle euro-méditerranéenne. A cet égard, je me limite à mentionner l’Ukraine et le rôle central détenu par l’OSCE dans tout aspect lié à la solution de cette crise.

Le Conseil Ministériel de l’OSCE en cours à Milan aujourd’hui même il nous offre l’opportunité de tirer un bilan et d’établir les prochains pas à faire. L’ONU est partie active de cette réflexion en vue d’une coopération de plus en plus étroite.

Avec le même esprit, en tant que président de l’Initiative Centro Européenne pour 2019, l’Italie va faire du développement de synergies avec les Nations Unies un des objectives de son mandat.

Il est également important de rappeler la coopération à long terme entre les Nations Unies et le Conseil de l'Europe. Il y a une complémentarité évidente entre les valeurs et les objectifs des deux organisations, en particulier dans la lutte pour la démocratie, la primauté du droit, la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Au niveau sous-régional, nous jugeons crucial approfondir la coopération entre l’ONU et d’autres organismes qui peuvent compléter l’action des organisations continentals, sur la base d’un principe de subsidiarité. En Afrique, par exemple, les Nations Unies pourraient profiter de l’importance et de l’efficacité d’organisations tels que la CEDEAO et l’IGAD. A cet égard, je voudrais mentionner le cas de la Gambie, quand en 2017 le Conseil de Sécurité, en travaillant de manière coordonnée avec la CEDEAO, a permis à la crise gambienne d’aboutir sur une passation de pouvoir pacifique. L’Italie était à ce moment-là membre du Conseil de Sécurité dans le cadre du split term avec les Pays-Bas.

Mr. le Président,

En conclusion, permettez-moi de noter qu’une collaboration efficace entre les Nations Unies et les Organismes régionaux ne peut que se focaliser de manière croissante sur la dimension de la prévention. A cet égard, je réitère le plein soutien de l’Italie à l’action de réforme du Secrétaire Général et à la mise en œuvre de son Agenda pour la Paix, dans une vision cohérente et globale pourtant sur une approche holistique couvrant les piliers de la sécurité, des droits de l’homme et du développement.

Merci, Mr. le Président.

 


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